04 juillet 2007
Honduras
Aqui, estoy en copan, en Honduras.
Espero que todo el mundo va muy bien. Ustedes me faltan mucho.
El pais es llenado con cafe, piña, lluvias y sol.
Estoy contenta.
Tengo prisa de ver las Ruinas de copan.
Lo voy a contar...depues..pronto!
xxx
el guacamaya
Te quiero elliot
25 juin 2007
3
-♦♦♦-
Ça y est je quitte le coin. Je pars de le petite rue Hamel et, je décampe de la rue Fleury; on va au Honduras.
22 juin 2007
Vers l'infini et plus loin encore
C'est la fin d'une grosse partie. Le secondaire, c'est comme jouer au Monopoly. Au début, on est tout excité. Puis la partie commence. Et ouf. C'est chiant. et qu'on soit perdant ou gagnant, à la fin, on en peut plus. On en a marre.
Je jette les dés. Une dernière fois. Et ensuite, c'est fini. C'est fini de jouer. Le «je m'en foutisme» aboutit, et ça aurait été cataclysme que de le laisser continuer à fleurir. Comme pour tout le monde.
Avec «the end» la grande fin, le vrai: «that's all folks», on sent comme une légère toile de briques se soulever de nous. Pas que ça n'ait pas été intéressant; franchement, bel apprentissage, dur pour les illusions, mais au fond qui prend la peine de les garder ses illusions. De les cajoler, de les embellir, d'arroser toutes ces images roses fausses, mais douces, et qui s'acharnent à ressembler à des princes, des princesses, à des grenouilles, des reines et des dragons.
Mais voilà, bien au fond du marasme reginien, il y avait mes valeurs qui m'avaient engloutit, et mes idées, et idéaux et mes fleuves oniriques qui lorgnaient la bibliothèque et qui m'avaient tout enrobée. Et pour le reste, qui sait. La suite, ça aura l'air de quoi. C'est comme un saut dans le monde. Et pas sûre. Pas sûre. C'était laid par bout derrière moi, pas de raisons que ça change.
La société prend un sens et attire tout par une force centrifuge puissante. Et tout le monde tourne à s'en donner mal au coeur.
Les idées préconçues sur la beauté, sur ce qui est bien, bon, griffent mon passage, comme celui de tout le monde.
La beauté, ça doit juter de tes pores de peau. Ça doit venir des tréfonds de ton sourire. Et de tes gestes, de ta démarche, dans tes chevilles... Ça n'a pas de lien avec le reste. Et je veux éviter de constamment me faire éclabousser par cette notion béton de magazine de ce qui est beau. et qui n'a rien avoir avec ce que mes yeux aiment. Avec ce que vos yeux aiment.
Je veux me rincer de tout ce qu'il y a de préconçu. Sous la pluie. Pour que les gouttes rammassent tout ce qui ressemble à du plastique. Que ce qui n'est pas vrai fonde sous le ciel qui dégouline. Ça lave.
J'ai l'impression qu'on inculque ce qu'il «faut» trouver beau.
Pensez comme ça. BIEN. Donne la patte maintenant....
Il faut brasser toutes les définitions et rebattir nos références pour ne plus catégoriser.
Personne n'est une machine à blonderies.
Allez.
Je rince tout. Il pleut sur les éclaboussures de préjugés qui jaugent ma peau, et la laissent, trop glissante à leur contact.
On recommence. Non, on continue.
Je m'en vais.
«See you later alligator.»
03 juin 2007
J'ai 8 lascars qui me saoulent...
Les gros bras de la planète se rencontrent la semaine prochaine; 8 pays sur...quoi? combien?.....198...et ils représentent 66% de l'économie mondiale.
8 sur 198 pour prendre des décisions dont les enjeux touchent tout le monde, et surtout les autres pays qui généralement abritent des milliards de personnes. C'est pas très «représentation proportionnelle», ça. Mais si c'est en proportion avec le pouvoir d'achat, alors c'est très proportionnelle.
T'es un petit pays. T'as pas d'argent. Ça va pas bien. T'as encore des dettes envers les gros. Et ben, sèche. Et puis si la Chine empêche l'aide internationale de venir parce qu'elle achète son pétrole au Soudan et ben...tant pis....
oh. Et merde.
«Alors on se fait un G8?
-Oui, oui. À Heiligendamm, en Allemagne.
-Good! On se fait ça cute. »
Il me semble que ça serait bien un sommet à Mexico, non? Un endroit qui rappelle que les pays industrialisés contribuent, comme tout le monde, à saboter l'écosystème...
Ou, un beau spot dans un bidonville de Mumbaï. Je suis sûre que ce serait bien. Toute cette réalité giclant dans les yeux de cette bande de riches. De puissants. Ça aurait l'effet d'un mémo, d'un pense-bête;
youhou! oublie pas que là, t'es 8. Y en a d'autres aussi....
Et le Canada veut faire comprendre son caractère distinct. Voilà qui me semble d'une importance c-a-p-i-t-a-l-e. Mais on dira rien, si ça peut lui faire du bien...
J'espère que ça va barder; ça a déjà commencer dans certains coins de populations. Mais de toute manière, c'est eux qui tiennent le porte-monnaie. Qu'ils aillent poser leur gros cul au sommet.
21 mai 2007
Voilà pour la controverse sur la guerre
Je crois que les idéalistes n'ont jamais été des cons qui sont incapables de voir la race humaine telle qu'elle est. Seulement, ils ont les Beatles dans la tête, et ils reconnaissent ce qu'il y a de meilleur dans le monde.
En sachant le reste. Bien sûr. Mais en misant sur ce qui est beau.
10 mai 2007
«miss parano»*
Étonnament, on est à la recherche d'une nouvelle planète «terre».
Pendant qu'on bousille la nôtre: On peut pas s'occuper d'une seule Terre, et on en veut deux.
Imaginons, un instant, seulement pour se donner la trouille un peu, un déménagement spatial. Causé, disons, par une castrophe terrible. Je sais pas quoi. Disons, quelqu'un a fait sauter l'armement complètement (comprenant bombe atomique et je ne sais quoi d'autres) en Australie. (J'ai rien contre les Australiens, mais j'en ai marre de frapper sur les États-uniens, qui m'ont rien fait d'ailleurs, c'est à Mr. Bush et aux gros tatas dont les poches s'usent remplies d'argent que je lance des pointes, et comme ils ne réagissent pas...sont pas forts sur le côté intellectuel «le française, je comprin paaa»...je continue.)
Alors, c'est comme Titanic. Ceux avec des gros budgets embarquent en premier, et on va vous dorloter, Sir. Et l'Inde prend son trou avec la population complète de l'Équateur, de la République du Congo,...sûrement du Honduras aussi. N'y pensons plus, c'était une mauvaise idée. C'est pire que prévu.
Il y a à peu près 25 milliards de dollars qui sont destinés à l'armée. Au Canada.
Les États-Unis, j'en parle pas.
Et si on peut chercher une nouvelle terre, si on peut acheter pour des milliards de machines à tuer, si on arrive à fabriquer des clônes, si on peut transplanter un coeur; alors on doit pouvoir faire quelque chose pour le DARFOUR. La Chine ne peut pas éternellement faire jouer son droit de Veto et nous la laisser faire, en sachant que c'est pour le pétrole. C'est pour les autos. Pour polluer. Pour que d'ici quelques années, la planète dite bleue, devienne inhabitable et que l'on aille en déglinguer une autre à quelques 20 années lumières d'ici...
Bonne nuit.
19 mars 2007
Vietnam
Il s'agit d'une histoire qui se déroule actuellement. Je n'ai pas de nom. Et de toute façon, l'anonymat couvre une plus grand surface; il permet à des milliers de noms de s'insérer, sans qu'on ait besoin de les y pousser.
Lui, vient d'obtenir un emploi. Stable, très bien payé, qui a nécessité énormément de travail et des études jusqu'au doctorat.
Elle, aussi, a une carrière. Qu'elle aime et pour laquelle elle travaille avec passion, patience.
Ils ont une petite fille. Elle est bien, joli. Et tout.
Ça y est, arrive le deuxième enfant. Une fille encore. Ils la baptisent. Comprenez: ils la dotent d'un nom. Et après quelques mois, elle n'a que très peu progressé. C'est bizarre. Elle n'avance pas très vite. Médecins, rencontres, cliniques et après patati et patata. Finalement, elle est retardée.
Elle va moins vite. Elle parlera moins vite. Elle apprendra moins vite. Chantera moins vite. Comptera moins vite. Marchera moins vite. Elle roulera en vélo moins vite.
Tout sera plus lent, plus dur, plus lourd, terriblement pesant, parce que leur enfant est diagnostiquée: déficiente.
Physiquement et intellectuellement.
Il y a des moments où on dirait que le vietnam est concentré à de petits endroits, administré à des particuliers, confiné dans une demeure, pour eux, seulement eux, c'est dur. Terrible.
31 janvier 2007
Yogarâja.
Destruction. C'est, sans conteste, une image à connotation pégorative qui vous a sauté au visage. Parce que dans notre culture, détruire est mal. C'est pas bien, c'est pas beau. Ça sonne mauvais. Grelot dissonnant dans notre grille cervicale.
Chez les Hindous, il y a la trinité qui représente le monde, en trois parties. Les dieux forment à eux seuls le trimurti.
Brahma, Vishnu et Shiva.
Brahma crée. Il fait naître. De lui jaillit le monde, et toutes les couleurs sont permises. Les dieux hindous sont toujours imagés comme des kaléïdoscope de lumières, de couleurs et de symboles. Vishnu préserve le monde. Conserve en équilibre la terre. Et finalement, Shiva détruit la terre, l'univers, nos bulles: les éclate.
Ces concepts sont appliquables à nous même.
Shiva effectue une danse. Il crée sont mouvement, le préserve, le détruit. Et le globe meurt. C'est tout.
Chacun pour soi. On effectue un geste, on compose des pas, on les garde quelques instants, et on crève ce qu'on vient de construire pour reconstituer autre chose ailleurs. Sans l'annuler, sans enlever tout ce qu'on a acquis. En redéposant nos pieds par terre, pour recommencer une autre danse. Plus dure. Moins rapide. Plus langoureuse. Plus intelligente. Nos vies sont faites de cet éternel cycle de trois. Création, Préservation et destruction. Nous ne sommes pas en fait, ce qu'on appelle <éternel insatisfait>.
Pas besoin d'une secte pour le comprendre.
Et quand tout devient trop lassant. Rien ne nous réveille. Et quel les jours ne distinguent plus les uns des autres, on détruit. Tout. Pour tout recommencer. Autre chose.
Tout doit tomber.
23 septembre 2006
aïe
Connaissez-vous la frousse autour du monde? Ce sont les chroniques de Bruno Blanchet, chaque samedi, cahier vacances voyages dans la presse.
Je le suis depuis un ou deux ans. Je feuillette le journal, trouve la section dévore son article chaque semaine; c'est le matin, il y a déjà 1 tasse et demie de caféïne qui s'insinue dans mon corps et j'engloutie ma deuxième tasse progressivement.
Il est absolument génial. Il utilise les moyens de transport les moins sécuritaires, les moins efficaces et les plus spontanés. Les gens qu'il rencontre sont de toutes les sortes et de toutes les religions et je parie qu'il consomme à peu près tout ce que ses hôtes lui offrent au niveau alimentaire (et peut-être à d'autres niveaux aussi...).
Aujourd'hui, 110e article: Ouganda, le royaume de l'absurde.
On découvre grâce au périple de Blanchet ( et aussi à l'article!) que l'Ouganda est corrompu à fond, que la mode est aux cocos rasés (que Bruno a d'ailleurs adopté) et qu'il y a le «Imbalu».
Le «Imbalu» est... attention, avis aux garçons: ce passage qui vous concerne peut provoquer certaines grimaces ou torsions faciales en signe de dégoût et de souffrance anticipée...le festival de la circoncision!Des dizaines d'hommes se font couper le prépuce à froid, devant tout le monde pour « préparer les jeunes au défi de se trouver un emploi dans l'avenir» !!!!
Et gare à vous si vous tentez de vous esquiver. Un homme s'était sauvé du village pour ne pas subir l'opération. Trois ans plus tard, ses anciens amis l'ont reconnu, lui ont baissé les pantalons et ont procédé avec une machette rouillée et des ciseaux à bouts ronds. Non, mais. Je suis un peu sous le choc.
