Recyclage éclectique

Désorde d'idées, de textes, d'impressions et d'opinions recyclés dans un but écologique.

04 mai 2007

pour remplacer le film

La classe a eu droit au visionnage de Bowling for Columbine en classe. J'ai manqué le documentaire de Moore alors je vous parle de d'autres choses.

Mais ça ne veut pas dire que ce n'est pas important. Ce sera pour une autre fois. En fait, peut être pas. Allez le louer, regarder le. Si vous avez le temps et que vous n'êtes pas trop plein d'informations, d'idées, de quotidiens, ou de problèmes humains. Sinon, vous louerez Nothing Hill.

L'auteur de L'Histoire de pi a commencé «l'éducation du Premier ministre.» Yann Martel prendra désormais le temps, une fois par deux semaine, d'envoyer à Stephen Harper, un livre ainsi qu'une lettre expliquant l'intérêt du choix. C'est génial; parce que l'auteur trouve que notre tête dirigeante manque d'intérêt pour les arts, il lui envoie des livres, et des bons (pas trop gros à date).

La moindre des choses est de les lire. J'ai hâte de voir la suite des choses.

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24 avril 2007

Bonne fête

L'eau gouttait l'été. Les gouttes ont rapidement constellé le vent; une averse, courte, mais chaude.  Et le sol a juste eu le temps de se parfumer un peu. Des effluves de soir chaud. D'été. Je jure, ça sentait notre saison. Il y avait dedans, dans chaque morceaux de pluie, une promesse d'été.

Des promesses, des promesses. La Journée de la terre festoyait hier. On avait foutrement rien à fêter: ça va mal pour elle. Mais on se réjouissait parce qu'en se réunissant, on se rassurait un peu: on est pas tout seul à vouloir, à espérer. En même temps. Qui connaît ceux qui agissent? Qui agit?

Il y a toutes les personnes qui font tout pour le bien et qui veulent que tous les suivent, aveuglément. Leurs plantes vont bien, leurs poubelles suivent le régime écologique, leur maison carbure à rien du tout. Et ils hurlent des slogans, et ils nous rappellent les mêmes énormités que l'humain commet, et il rappelle les mêmes conneries, et les mêmes solutions, radicales. Beaucoup trop pour «ze lazy crowd».

Parmi les marcheurs, manifestants, «terriens», il y avait aussi ceux pour qui c'est vraiment très joli, vraiment, je vous jure, il le pense, ce sont des belles valeurs. Et c'est très important pour eux. J'insiste, ça leur tient à coeur. Mais leurs cellulaires, leurs deux voitures, leurs habitudes? Non...ça ne changera pas.

Si l'écologie est la nouvelle religion, comme on l'entend ces derniers temps, et que Steven Guilbault est notre prophète, libérons nous tout de suite de toute obligation de bons chrétiens. Faire sa part, s'aimer, prendre soin de la planète, avec respect, pas par obligation, mais par besoin, pour nous. Pour les mêmes raisons que certaines personnes travaillent pour offrir un avenir à leurs enfants. Arranger les coins de terre qu'on détient, pour donner aux prochains passagers encore un peu de vert, et les assurer, qu'il y a du noir et de la lumière. 

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20 avril 2007

C'est culturel

Quand on traverse la rue à Montréal, il y a une méthode. Dont le temps et les lieux nous ont imprégnée. Vous connaissez le mouvement: regard à gauche, regard à droite, penché vers l'avant, on tâte un peu le terrain pour voir si l'automobiliste va accélérer: si oui, on recule, si non, on fonce.

Aux États-Unis, ce n'est pas pareil. Au Costa Rica, les lumières rouges, souvent, elles sont décoratives. Au Mexique, cramponnez-vous à votre siège et fermez les yeux. Et traderidera: ça change à chaque endroit.

Dans l'avion, l'hôtesse de l'air m'a jeté un coup d'oeil, elle a dit un truc en anglais, que j'ai compris et j'ai acquiescé. De je ne sais où, elle s'est mise à pousser de grands éclats de rire, elle était pliée en deux. C'était éminement drôle, et je cherchais désespérement où en forçant un sourire. Et je suis tellement mauvaise pour cracher un rire faux. J'avais pas du tout l'humour américain spontanné en moi.

J'ai croisé une anglaise. Une avec l'accent qui vous fait baver d'envie. Et je la trouvais à crouler de rire. Chaque mot de «british» me donne une crampe: c'est spirituel, ils sont pince sans rire et ils ont une prononciation délicieuse ( tout le contraire de moi ). J'avais une joue qui me remontait jusque dans l'oeil tellement je me plaisais en l'écoutant. Mais elles ne faisaient pas de blagues. Alors, je ne comprend rien à l'humour british non plus.

J'ai réussi une blague en espagnol. J'étais contente. Ça a pris 8 jours avant que je ne maîtrise un minimum d'humour «tico».

Apprendre une langue, ça ne se fait pas. On apprend un pays. Avec ces routes et ses intersections, et on apprend l'humour petit à petit, en essayant de mettre le nôtre de côté, temporairement.

C'Est long. C'est mélangeant. Il faut aller au-delà de la mondialisation et chercher derrière les boîtes de froot loops. Il y a de tout partout maintenant, mais chaque pays a sa méthode pour traverser la rue. Chaque coin de monde a son humour. J'en ai mal à la tête d'être mélangée. Et de plaisir de voyager qui attend.

Bientôt.

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18 avril 2007

3. + 33.

Columbine m'avait mortifiée. J'étais bouche bée. Comme Scandalisée par l'atrocité de l'évènement. C'est parce que je n'arrivais pas à comprendre. Comme si c'était un énorme jeu vidéo. Un game cube géant. Sauf qu'on ajoute le réel. Une heure. Un jour. Vient une date, presque historique, foncièrement marquante.

Ça s'est passé. Et quand on ne le voit pas. Il reste la fragile suspicion inconsciente et la confusion entre nos fictions quotidiennes, les histoires inventées dont on s'abreuve dans les films, par internet et parfois dans les livres, et la réalité. Quand l'histoire se pousse à des centaines de kilomètres, on le sait par l'intermédiaire des infos. On suit de loin.

Ensuite, il y a eu Dawson. Beaucoup moins fictif, à cause de la proximité. L'ambiance des rues, reconnaître les lieux, et surtout les gens, nous, qui crient. Ça nous touche toujours.

Explosion dans ma radio: 33 morts.

Juste les morts dans les mots, on dirait qu'ils secouent. Ils secouent mes raisons. Ils secouent les vôtres, et toutes les explications rationnelles. Le monde est d'une violence à pleurer. Le monde est à pleurer. L'absurde ne l'est qu'à moitié.

Le tueur laisse, comme le disait un ami, une trace, comme une lettre de suicidé, dans le pays. Il y a quand même une importance notable dans la géographie. Ça fait mal quand c'est proche. Et c'est pour ça que personne ne pleure les horreurs de l'Afrique, les monstres de malheur en Asie, et les odeurs de l'Inde.

J'espère pouvoir vous en parler un jour. En attendant, pleurons notre loi de proximité, en même temps que ce drame qui s'étiole dans nos télés et qui altère comme chaque atrocité, la confiance et la foi que nous espérons, peut-être, avoir en l'humanité.

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17 avril 2007

Smile

Stéphane Laporte m'impressionne. Certainement pas grâce à ses clins d'oeils. Ce n'est pas de l'admiration que j'ai pour ces articles, mais plutôt, un étonnement, un ravissement.

Chroniqueur pour la Presse, il fait des textes. Très simple, toujours, infiniment simple. S'en est étonnant. Il raconte des tranches de vie, il nous accorde un coup d'oeil, franc et détaillé, court tout de même, sur sa réalité.

À date, rien de bien génial. L'étincelle se trouve au travers de ses anecdotes qu'ils nous livrent, avec style; c'est directement relié, branché à l'actualité. Pire, c'est souvent une analyse très limpide sur un sujet, sans qu'il n'ai tenté de le disséquer. Le lire, c'est reposant, c'est du quotidien, ça s'avale comme une advil. ALors, qu'habituellement, si on pousse un peu, qu'on pose la loupe du scientifique, du savant, sur notre société, sur nous: fourmis et cigales, on trouve le moyen de se donner un léger tournis. L'obsession de nommer suit une route en rond, et revient à elle-même. La nomenclature est un art et une grosse pillule qui vous passe mal au travers de la gorge; même si, rendue, elle fera du bien. Enfin, je vous le souhaite. 

Cette fois-ci, c'est un délire sur l'hygiène dentaire, l'ogueil masculin...

Vous l'aurez compris, il disserte d'environnement et nous entretient de l'urgence d'agir, comme des esprits réfractaires, de la psychologie qui vient avec et des problèmes qui se posent. 

Tout ça en parlant de la dernière fois durant laquelle il s'est brossé les dents.

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02 avril 2007

Pourquoi on a regardé ça

Sont agaces pis quand t'arrives pour navoir plus y veulent pas. On a essayé. Peut être moi le problème c'est dur à dire. Ça dlair d'un party...je le sais pas. On connait du monde. Mais on parle on jase. Ben le problème, cpêtre moi.

Jveux. Une famille une job une maison. Je suis pas pressé de l'avoir. La vie me l'apportera. Y a pas dproblème.

Si j'avais une blonde chrais pas ici. Ou elle serait descendue avec moi. Moi je me sentirais mal. Chrais avec elle ouais avec elle . Jvis le moment présent. SI on pense à penser à ce qu'on a pas. Cherche pas à aller me lchercher.

Daytona from québec city, serais ma tombe que je creuse. Faut que je fasse distinction jfais la révolution. être dans le monde du hîp hop. Je le sens ben.

Je suis capable de me payer. Je suis là. Je suis pas pas heureux. Tsé j'ai dlargent.

On regarde Daytona, en journalisme. Trois cours et demi à regarder daytona: un documentaire sur les jeunes et les moins jeunes qui se prennent toujours pour des ados et qui vont se lâcher lousse à Daytona pour le spring break. La déchéance humaine à l'extrême, la paresse catalysée. Un film sur le pathétisme. Mais c'est à vomir. Tout le monde baise, french, fume, boit, refume, reboit. Mange de la mauvaise bouffe. Le gars commande de l'alcool, il a pas 21, alors il se retrouve avec un coca cola ou quelque chose dans ce genre là.

Le documentaire commence et les tarés qui se font filmer ont vraiment l'air heureux, contents: combien de baise-c'est débile les états-unis-c'est gros-c'est gras-y a ben des beaux «bebés» icitte- Et plus ça va moins les québécois qui sont là trippent, parce qu'il faut le préciser ce sont des québécois qui sont venus et qui commencent en disant que ici, c'est différent. C'est mieux. C'est impressionnant. Et la fin approche et ils sont déçus. Il y en a un, tout ce qu'il voulait c'était baiser. Il est déçu. Il a eu l'air con. Il leur a payé plein de bières.

Et il y a tellement de joints. Plus que de cigarettes. C'est vulgaire. Sans sens. On comprend rien de ce qu'ils disent; il faut des sous-titres pour comprendre notre propre langue. C'est du français écrasé par une admiration dégueulasse pour la floride.

On s'est fait fourré.

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26 mars 2007

Ne pas rester dans un trou béant alias cours d'éthique et culture religieuse

«Il nous a fallu 40 ans pour sortir la religion des écoles, péniblement, par la porte d'en arrière. Et la voici qui rentre par toutes les fenêtres et la cheminée, quelques années seulement après que Mme Pauline Marois a courageusement réussi à sortir notre système scolaire du 19e siècle! (...) Qu'est ce qu'il y a de si urgent à enseigner l'histoire des religions(...).»

Très cher Jean Paré, cofondateur du mouvement laïque à Montréal, je voudrais vous voir assis confortablement, comme il est si rare de s'asseoir en classe, pour parler des religions, du monde, des grandes questions philosophiques pour une première fois. Le cours nous en apprend, et concrètement, c'est l'un des rares programme de classe où l'enseignement apporte des connaissances dont le développement servira concrètement. Tous les jours.

Quand, en me promenant, je croiserai une femme avec le voile, je compredrai de quel religion elle est, ce que ça signifie; quand par hasard, en rentrant dans un magasin, je frôlerai un homme vêtu de noir, étrangement encadré par des cheveux boudinés, je saurai pourquoi, qu'est ce que son apparence représente; si, dans une boutique d'aliments naturels, j'entrevois le signe de «fair trade», je me rappelerai qu'il signifie que le produit est équitable; quand j'entendrai parler de nietszche et du surhomme, alors les notions acquises en classe me reviendront et m'aideront...

Alors, que franchement, les logarithmes, c'est pas sûr qu'on en refera de si tôt.

Les hommes ont ce besoin, irréprésible et insondable, de comprendre, de savoir, et au-delà de leur curiostié, il y a une envie de donner un sens. Comme le vent. Qu'on ne sent pas. Mais qui nous emplit les yeux et cueille des larmes au bord de notre iris, sans jamais nous faire pleurer: on sait qu'il y a quelque chose. Sans jamais pouvoir le voir.

Le cours d'éthique et culture religieuse débute un apprentissage qui ne sera jamais fini: respecter ce qui nous entoure et qu'on ne comprend pas. Ceux qui s'éloignent de nous par leur coutumes et leurs moeurs, voisins, voisines, amies, collègues, méritent respect. La connaissance n'assure pas le respect, mais l'ignorance entretient l'intolérance.

Le but de la quête n'est pas non plus, la tolérance, bien au-dessus de ça, il faut vivre ensemble. Cohabiter et accepter. Laisser vivre. Qui sommes nous pour décider de ce qui est meilleur.

Égaux. ça fait penser à ...-dites moi.- Luther King, à jésus, à siddharta, aux morales des histoires africaines et à tous les autres dont nous apprenons les actions et l'histoire par notre professeur d'éthique et culture religieuse.

Merci à Monsieur Farley et à Monsieur Dubreuil. Sans qui. Le secondaire. (soupir) Qui commence à être long et pénible. Aurait été beaucoup moins.

Pêté. Édifiant. Tripant.

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22 mars 2007

communiste?

Contexte: cours d'économie.

Un article nous apprend que les riches paient plus que les pauvres pour le système de santé. Pour que tout le monde ait accès à des soins. De manière égale. Nous le savons, la venue du privé vient bousiller cet objectif...mais ça c'est un autre problème.

Les commentaires de certaines élèves ressemblent à des phrases d'enfants, inconscients, égoïstes, qui ne voient pas plus loin que leurs replis de portefeuille. De leur futur argent. Pour que plus tard, comme leurs parents ils réussissent: ils soient riches. Mais pourquoi diable les plus nantis devraient-ils se forcer, et travailler et gagner plus d'argent pour d'autres qui ne foutent rien. Les pauvres. Parce que c'est bien connu, les gens qui n'ont pas d'argent aiment rester dans la pauvreté:c'est un choix. Est ce que je peux être plus sarcastique. COmment bâtir une société quand les gens émettent encore des doutes quant à la nécessité d'aider ceux qui en ont besoin. Je ne parle pas des crosseurs, qui en passant sont une minorité. Pour tous ceux qui en ont réellement besoin. Et qu'ailleurs on laisse crever. Vous revoyez l'image d'handicapé abandonné devant un hopital aux états-unis. Tu n'as pas les moyens d'être malade là-bas.

Pour tous les schizomaniaques tous les échecs et mat
tous les macs à pilate tous les psychopatates...

Dans un ClSC, à l'entrée, ça sent l'humidité. Les pieds. Et aussi des ordeurs mélangées, désagréables: un vieil homme ne s'est pas lavé, un bébé pleure, la couche pleine, une femme indienne a mangé du riz et on dirait que sont manteau l'a ingurgité à sa place...

Il y a des paranos. Il paraît que ce sont le pires. Il y a des gens tristes. Il y a des junkies. Qui arrivent stone même pour la rencontre avec la psy.

Dans la salle d'attente d'un hopital, assis, lisant un magazine de tourisme. Un homme saigne du nez. Il a une espèce de structure bizarre qui se gorge tranquillement de sang qui compétitionne notre stade olympique, et qui lui pend de l'ensemble nasale.

Et fuck. 200 000 piasses par année: c'est beaucoup.

À la garderie, on apprend aux enfants à partager. Ceux qui en ont plus doivent faire preuve de générosité. Rendu à majorité, peut être que la barbie n'a plus besoin d'être prêtée; il n'est même pas question de jouer, mais parfois de survie. De vie. De salubrité.

On ne sent rend pas compte. Un panier de fruits plein au retour de l'épicerie. Moins d'argent, c'est moins de tout. Il faut que nous puissions tous manger des brocolis. Vous n'aimez pas ça? Il y a des gens dont le tiroir à légumes est vide dans le frigo. Alimentation moins diversifiée. Habitudes de vie moins bonnes. Hôpitaux. ClSC...tout plein d'idées et tout ça qui se marie si mal avec l'argent. Mais on a pas le choix de les faire s'accoupler. On veut pouvoir baptiser un système de santé qui tienne debout.

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15 mars 2007

accomodements raisonnables...attendez ne partez pas

Un Bacchalauréat, Une Maîtrise et Un Doctorat. Je ne me souviens plus exactement en quoi.

Il vient de la Syrie. L'homme doit avoir un peu plus d'une trentaine d'années, au maximum.

En ce moment, il est en recherche d'emploi. Ici, il a pu exceller dans le lavage de vaisselles et dans la préparation d'aliments en étant commis dans une boucherie. Et ces emplois précédents au Québec sont semblables. Donc, ses études ne sont pas reconnus.

Le type a passé la moitié de sa vie à étudier, probablement pour faire quelque chose qu'il aime, et il se retrouve à travailler comme un étudiant, ou comme quelqu'un sans scolarité. Ce ne sont pas des mauvais emplois. Mais des études ça coûte des sous, du temps, de la patience et un intérêt. Et pourquoi, merde, est ce qu'il ne peut pas faire ce pour quoi l'école le destinait?

Après ça, on chiâle. On dit arabe, comme un gros mot, on dit immigrants, on pense pauvre. Pourquoi?

C'est sûr qu'au salaire minimum...

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27 février 2007

droits d'auteur

Quelles sont les règles en journalisme; qui écrit les articles?

Qu'est ce qui justifie un changement de phrases, de lignes, de mots, de points, de virgules...?

Comment justifier une correction ou un ajout de mots.

Qu'est ce qui vous paraît censé alors que tout le monde pense l'inverse.

L'inverse, c'est si important? D'une manière ou d'une autre, notre subjectivité s'accroche au moindre millimètres de lettres qui pourraient porter, un tant soi peu, avec force tout de même, une idée: la nôtre.

On est pas bien important, mais nos mots, si.

Nos phrases trimbalent beaucoup de chose et nos définitions ne s'accorderont jamais entres elles. C'est pour ça qu'il y a des dictionnaires. Mais les dictionnaires ne parlent de la première fois, douce première fois, où un mot nous a subjugué de sa signification. Une définition en vaut bien une autre, pour chaque mot, pour chaque personne,il y a un nouveau symbole et d'autres souvenirs.

L'information a besoin d'être traitée sans artifices. Mais on y peut rien, le journalisme n'est qu'un leurre, celui d'informer. On informe pas. On biaise tout. Veut, veut pas.
On essaye de communiquer des faits. Mais avec notre vocabulaire. Nos mots, qu'on cajôle au détour des paragraphes.

Je ne sais pas qui les écrit, parfois ils sont défaits.

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