Recyclage éclectique

Désorde d'idées, de textes, d'impressions et d'opinions recyclés dans un but écologique.

11 juin 2007

À encadrer

Il y a une lourdeur dans les pas, qui se font laminer d'humidité. La peau frémit, en communiant avec les feuilles, les animaux, les visages qui sont proches, la peau s'aplanit de chair et frissonne en ondulant.

     L'orage. Tout près de l'eau. Et les gouttes qui commencent, et s'élancent des nuages, sans rien pour atténuer la vitesse d'approche. Elles dégringolent, fouillent la nuque, coulent sur les os du dos, glisse sur les chevilles, pétille les cils.

Juste avant l'averse, ce moment d'attente, plein à rabord d'excitation. Soudain, le verre se penche; un torrent d'eau. Seulement de l'eau, qui nous abreuve les sens qui savaient tout de cet éclat d'humeur du ciel, qui connaissaient et appréhendaient, avec douceur, ce sanglot aqueux et rayonnant.

Le talon enfoncé dans des tiges vertes qui se languissent de la prochaine goutte, qui sursautent et tressautent à son contact, qui chatouillent impunément la plante des pieds; il y a la rivière qui rit, à gorge déployée pour qu'on voit toute sa liberté jouir dans la pluie. Il y a des yeux, et les épaules mouillés d'un canot, d'un aviron, qui penche pour sourire.

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23 mai 2007

le pourquoi: ils s'en foutent..c'est le comment qui vend

«Vous ne connaîtrez jamais la cause».

Je regardais la télévision; j'étais malade. Une publicité: C'était à propos d'allergies.

Ils mettaient comme exemples de causes: les pesticides, trop de parfums et d'autres produits, un peu dégueu.

Mais voilà, vous pouvez rayonner malgré le fait d'être stressé, pollué, intoxiqué, épuisé...

pasdeproblème!

Prenez le petit produit, ingérez le petit produit, et sentez-vous mieux pendant dix minutes, grâce au petit produit. Allez on crash le cash. Parce que desfois: mal à tête, mal au coeur, mal au ventre, étourdi, fatigué. On est un peu malade par ci par là. Desfois beaucoup. Beaucoup trop. Mais «vous ne connaîtrez jamais la cause!!!»; pas besoin, il y a plein de petits produits qui vont vous arranger ça pas cher.

Et allez donc au salon de bronzage, pour éventuellement, développer un cancer de la peau, et rider, et payer pour de la crème qui doit vous dérider...

C'est quand même intéressant de savoir que la compagnie qui vous vend le produit contre le malaise (peu importe lequel) collabore étroitement avec la cause du problème. C'est vrai, les compagnies pharmaceutiques, pétrochimiques et tellement économiques, se soucient généralement beaucoup de la qualité de l'air que vous respirez.

On survit sur des pillules, des quantités effroyables de mixtures qui nous tiennent debout chimiquement, qui nous embellissent supposément, qui nous rendent heureux temporairement.

Tout le monde en désintox.

J'exclus le café...

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18 avril 2007

Une pensée

heliconia

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12 mars 2007

Pouce

La route est claire et vide ou presque. Sur le côté, une grande affiche annonce Atoca. En rouge et très gros.

Sur le bord de mes jambes, il y a un pyjama. À gauche, un chien. Il a des oreilles douces et il dort. Tant qu'il dort. Tout le long de mes yeux, il y a ma fatigue qui médite sur le soleil ondulant.

Je n'ai aucune idée de la vitesse. Le cadran qui sert d'indicateur (vous savez: est ce que je roule à 230km/hr ou à 40km/hr...) est brisé. En tout cas il montre clairement et effrontement 0. C'est faux. Je suis sûre.

Cinq heures de routes pour aller rejoindre des gens.

Pas n'importe qui, quand même.

Le trajet, qui s'est très bien passé en passant, a été grâce à allo-stop que je vous suggère que vous soyez conducteur ou passager.

L'avantage pour ceux qui ont une auto est que les passagers vous paient l'essence et vous offrent de la compagnie. Et c'est mieux, c,est comme du co-voiturage à grande portée. C'est mieux pour l'air et pour l'eau. On aime le vert. On baigne dedans.

Pour les passagers, c'est vraiment moins cher que de prendre l'autobus qui finit par coûter la peau des fesses. C'est drôle comme expression. VOus imaginez perdre la peau des fesses. 

Prenez allo-stop-c'est facile allez sur le site.

La route s'étiole. La fameuse route du parc nous amarre contre ses courbes. Et c,est beau. Ça suinte le blanc froid et clinquant de l'hiver. Le vrai. Celui de nos régions au québec.

Les gens ont une drôle de réputation en ville. Et ceux de la campagne ont une drôle d'idée des urbains. Mais dans les deux cas. Il n'y a pas de quoi généraliser. Ce serait une erreur.

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22 janvier 2007

Si j'avais un char...

Rares sont ceux qui ne savent pas que le pétrole (et tous ses copains) sont mauvais pour l'environnement. Mais qui connaît tangiblement les impacts de l'extraction de ce catalyseur de consommation?

Tout près de nous, ou plutôt dans le même pays, il y a l'Alberta. Ah. Paradis monétaire si fructueux. Les États-Unis ont la langue à terre et il y a de la bave jusqu'en Saskatchewan; ils rêvent d'un approvisionnement en pétrole stable, facile, accessible et surtout qui leur assurerait une sécurité énergétique quasi indestructible. À juste titre, ils s'inquiètent de ce ravitaillement en or noir qui leur vient de régions qui balancent entre l'instabilité politique, militaire, économique, social, judiciaire...Et puis nous, On est juste là; et on entend Harper qui fait COUCOU!

On dit : «Oui oui, l'Alberta c'est riche en pétrole». Mais savez vous quelle quantité abrite la province?

5 fois les réserves de l'Arabie Saoudite.

(tabarnak)

Et nos chers voisins du sud voudraient bien voir tout ce potentiel extrapolé et dirigé directement dans ses turbines. Mais voilà, pour ce faire, on jetterait toutes résolutions et toutes applications des normes environnementales, aussi minces soient-elles.

Parce que les sables bitumineux qui cachent ce trésor empoisonné, sont extrêmement menaçant pour l'écologie.

Pour recueillir le pétrole, l'opération nécessite deux à cinq barils d'eau douce pour produire un seul baril de pétrole. Par la suite, l'eau souillée se retrouverait dans d'énorme bassin entouré de canons.

Pourquoi les canons?

Pour faire fuir tous les animaux qui tenteraient de s'en approcher. Le contact avec la dite substance est tellement nocif qu'il serait mortel pour quiquonque de s'en approcher.

Bonjour les dégâts.

L'idée semble malgré tout séduire notre gouvernement qui pilera progressivement sur les restrictions de tous ceux qui veulent diminuer les émissions de gaz à effet de serre, diminuer la pollution et allonger la durée de la planète...

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30 octobre 2006

conseil pratique

Si vous ne savez plus comment remplacer vos bâtonnets de café en plastique(: source de pollution inquiétante et omniprésente parce que vous êtes consommateur de la dite boisson), la solution se trouve sous votre nez. En fait, elle est dans votre garde manger.

Les fettucines crues sont, en effet, de la même largeur et de la même longueur (coupé en deux) que le classique petit mélangeur de délices caféïnés.

Plus besoin de petits machins bruns; les nouilles, c'est l'avenir!

ps.: La mise en marché du produit a déjà débuté dans certains cafés étudiants...

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12 septembre 2006

s'habiller

Il existe des camps de nudistes, mais, mis à part ces exceptions, généralement, il faut s'habiller. Chaque jour, enfiler un morceaux, qu'il soit beau ou laid, à votre taille ou non, le mieux c'est de se mettre quelque chose sur le dos. C'est tout un branle-bas qui découle de cette habitude de se couvrir de tissus. Magasiner, choisir, hésiter, payer, grossir, mincir, recommencer, trouer, rapiécer, tout ça pour avoir l'air plus ou moins ridicule dans un accoutrement. Les vêtements sont rapidement devenus un problème et une source potentielle d'exploration de ma créativité. Ce fut avant tout un problème.

D'abord tout est pareil, dans toutes les boutiques et d'une saison à l'autre, tout est soutiré du même moule. Les couleurs se répètent, les coupent se suivent et se ressemblent, et les gens dans la rue se croisent en réalisant qu'ils ont tous le même t-shirts. Je déteste ça.

Ensuite, les vêtements sont tous (ou presque) fabriqués par des enfants tyrannisés que l'on force à travaillé. Évidemment, il y a un débat très controversé sur le boy-cott de ces fameuses usines: si l'on arrête d'acheter des vêtements et des produits provenant de magasins qui exploitent des gens, est ce qu'on coupe l'emploi d'un million d'enfants dont la vie dépend de ces journées de travail. Question qui mérite réflexion, mais ce n'est pas du tout ce dont je parlais. Ne changeons pas de sujet. Concentration. Nous abordions la terrible épreuve du magasinage.

En plus, c'est cher. Très cher. Je ne parle même pas des marques plus en vogue qui coûtent un bras (et tout le corps avec, tant qu'à y être). Je parle de la majorité des vêtements.

Finalement, la mode est une ligne tracée que les boutiques suivent. Elles empruntent toutes le même chemin, en nous proposant d'une saison à l'autre, les même fringues qu'à côté. C'est lassant.

Voilà, le moment d'être créatif est venu. L'idée de «patenter» mes propres vêtements est tombé droit du ciel comme une évidence et comme un moyen de faire des économies. On prend les vieux vêtements, trop petits, ou troués. On découpe, on mélange, on réajuste et on les fait «revivre» comme dirait probablement un magazine de décoration. Évidemment, il faut prendre le risque de passer des heures devant une vielle machine à coudre, têtue et bornée, pour réaliser qu'on a tout raté; c'est pas plus grave, mais il faut être patient.

Mes vêtements n'ont pas les meilleures coutures, ils ne sont pas de grande qualité, ils ne sont pas scintillants, mais ils sont uniques et recyclés.

Faites tout de même attention avec la machine à coudre, si jamais l'envie de jouer dans du tissu vous prend. Je me suis rentré l'aiguille en entier dans l'ongle de l'index droit et........ça fait mal.

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07 septembre 2006

Notre pouvoir.

On parle souvent d'élections lorsqu'il s'agit pour une société de prendre la parole pour changer ce qui ne va pas. Malheureusement, le gouvernement ressemble de plus en plus en une compagnie privée; l'argent est roi. Et la planète qui tombe en lambeaux. Des horreurs nous parviennent de tous les coins de la terre. On entend les cris des «écolos» en furie et on baisse la tête en continuant de penser que franchement, on n'est qu'une goutte dans l'océan. Qu'est ce que ça peut changer? Qu'est ce qu'on peut y faire? C'est vrai que personne ne peut renverser l'univers d'une main et rétablir les écosystèmes de l'autre. Tout ne peut pas changer du jour au lendemain et entre temps, on ne peut pas uniquement retenir notre respiration. Il faut souffler, il faut vivre, mais il ne faut pas désespérer et piétiner le peu qu'il nous reste sous prétexte qu'il y a pire que nous. Il y a pire, bien pire. Mais il y a aussi des gens créatifs et brillants qui ont trouvé des idées.

J'ai rencontré, l'an passé, une jeune femme toute petite. Ce qui m'a ensorcelée, c'est son mince filet de voix qui s'étire et qui rassemble ceux qui l'écoutent. Sa voix porte une passion et une assurance et ses yeux sont plein d'espoir. Vous la connaissez probablement, c'est Laure Waridel. Je la regardais et j'étais ébahie de constater qu'une jeune femme aussi douce, aussi petite avait réussi autant de grandes choses. Après une maîtrise à l'Université Victoria en environnement, elle est devenue co-fondatrice d'équiterre, un organisme qui fait la promotion des produits équitables. Elle a travaillé sur une myriade de projets à caractère écologique et social, en plus d'être une pionnière en matière de café équitable. D'ailleurs, elle s'est fait connaître, entre autre, par un de ses livres: acheter, c'est voter! qui traite du café équitable et de ce qu'il signifie pour un grand nombre d'humains dans le monde.

Dans son livre, elle détaille d'abord avec précision l'état général de l'économie dans le monde, puis, plus précisement, en Amérique du Nord. On découvre à quel point les gouvernements perdent du terrain par rapport à l'entreprise privée et à quel point notre pouvoir en tant que citoyen ne se trouve plus uniquement dans notre droit de vote. Notre force réside dans nos choix de consommation. Au lieu d'acheter selon les publicités et les affiches dont on nous abreuve sans cesse, on peut réfléchir à l'origine des produits, faire un choix plus éclairé et encourager de meilleures conditions de travail, une meilleure qualité de produit, un traitement plus intelligent de l'environnement, etc. Au lieu d'acheter n'importe quel café, on peut choisir de payer pour une marque certifiée équitable; ce qui assure que les travailleurs derrière le produit ont reçu des conditions de travail décentes.

Ah oui! J'oubliais. C'est tellement cher. Acheter équitable, c'est un luxe, un snobisme presqu'une gâterie! Une étude de comparaison des prix serait à considérer:

café équitable: 12,47 $/l (227 g.)

café conventionnel: 10,72 $/l (227 g.)

Je crois que payer 1,75$ de plus pour assurer de meilleures conditions de vie à des gens c'est tout à fait justifier. Et peut-être qu'en payant un peu plus cher certains produits, on pensera à arrêter de gaspiller ce qu'on achète déjà. Enfin. On parlera du gaspillage une autre fois. Sinon, on y arrivera jamais.

N'oubliez pas. C'est bien de vouloir changer le monde, mais il faut vivre.

Inspirez. Expirez.

Posté par cambio à 23:13 - vert - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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