portail
Je viens d'essayer de me brancher sur Coba. J'ai échoué; je réessaierai plus tard. Tout le monde à Regina Assumpta connaît le principe de notre portail pédagogique. (D'ailleurs si vous êtes Reginiens et que vous ne savez pas de quoi je parle, sachez que vous avez un problème.) J'éxècre Coba. Je détestais Pluriweb.
Je suis nulle en informatique, c'est une réalité que j'ai admise au fil des années après avoir vainement tenté de me camoufler en utilisant uniquement Word. Pourtant, ma hantise des portails pédagogiques ne vient pas du fait que je suis incompétente devant un écran d'ordinateur. Pluriweb et Coba sont en tout premier lieu un moyen simple et efficace de comuniquer directement avec les parents. Au lieu de traverser la barrière étudiante, l'information file tout droit chez l'adulte responsable. Ainsi, les réunions, avertissements, examens ne se perdent plus dans un chamboulement de feuilles qui donne l'aspect à certains sacs à dos de bac de recyclage. La tâche ardue, pour certains, de transmettre les papiers importants à leurs parents est désormais éliminée.
C'est surtout très simple pour les parents d'avoir accès à tout: notes, avertissements, retards, absences, etc. Où est le problème?
Le «hic», c'est que lorsque je pose les yeux autour de moi, je ne vois plus des parents qui veulent développer un lien de confiance fort avec leurs enfants; je vois des gens qui veulent être assuré d'avoir des informations peu importe la méthode. Que ce soit par l'intermédiaire de leur jeune ou d'un portail informatique, quelle est la différence? Les élèves n'ont plus besoin de s'organiser, de se responsabiliser et d'assumer certaines mauvaises nouvelles à annoncer, tout est là. Maman sait déjà que la note de sciences physiques ne sera pas assez forte pour les sciences natures de secondaire cinq.
Je ne crois pas que les jeunes soient capables d'évoluer dans une école sans encadrement, sans strucutres et règles. Mais ils ont probablement autant besoin de sentir une confiance et un respect de la part de leurs parents. L'accès à Coba pour les parents est, selon moi, un contrôle inutile, autoritaire et il évite à bien des jeunes et des adultes de se parler et de se faire confiance.