bécane et Jean Leloup
C'est écologique, pratique, et révolutionnaire. Véhicule de toutes les heures, pour promeneur solitaire. Écouteurs à l'oreille, dans un froissement d'abeille, et l'oeil ouvert, Bicyclette de mon coeur, carte routière.
clin d'oeil à Gabou
Que ce soit en été, lorsqu'on brûle avec l'asphalte; en automne, dans un ruissellement de feuilles craquelantes; ou au printemps, dans la giclée de la terre qui dégèle et de la pluie qui nous boit, rouler, c'est merveilleux. Le vélo est le moyen de déplacement le plus extraordinaire. Pas de pollution. Assez rapide. Autonome. Petit. Économique. Sécuritaire. Évidemment, quand il fait moins 15, c'est inutilisable. OU enfin, ça devient désagréable. La bicyclette emporte dans son roulement un style quasi littéraire. Peut être est ce son côté un peu romantique tiré de ces films et de ces histoires (La bicyclette bleue, les vélos n'ont pas d'états d'âmes...). Ce n'est pas trop forçant. On peut aller partout et à n'importe quel moment (il est une et quart, les métros sont fermés...). L'avantage le plus incroyable c'est sa force d'orientation; on découvre un endroit tellement rapidement en vélo. Les rues, les détours, les contours des lieux marquent les roues et pénètrent le guidon. Sans le savoir, un endroit se laisse infiltrer par notre passage, même bref:
En auto, on ne porte pas attention si on est pas le conducteur; à pied, on en voit si peu, c'est trop lent.
La byciclette détient aussi cette avantage étrange, peut-être même que beaucoup y verront là, l'aspérité qui les rebutera. C'est plutôt le charme, l'aspect le plus attirant: on y est seul.
Seul à voyager, seul à se mouvoir. Assis, et tout tourne: à droit à gauche. Tout est là, comme dans un musée, et on y passe rapidement en trouvant tout cela tellement joli, sans jamais vraiment s'y attarder, parce qu'au fond,
je ne fais jamais que passer.