sacré
Paradis mystique à la musique muette nappé de bruissement de feuilles, lieu de pas feutrés, de tapis, et surtout, surtout, de dessins et d'images. Arts visuels ou imaginaires trament une sorte de complot pour vous happer de lectures; même les murs vous donnent le tourni. Nous,malades de phrases, parce qu'on ne pourra pas toutes les lire.
La maison de la culture ou la bibliothèque: églises feuillues. Elles sont infinies. Leurs méandres n'ont pas de limites, sinon la lassitude de leurs patients. Leurs rangées où s'abîment, bien classés, des titres et des noms, qui ont un sens attirent, articulent une curiosité. Les os craquent en marchant tant le silence est bon. Le nombre d'heures passées à l'intérieur ne pourra jamais satisfaire le savoir qu'elles gargouillent. Il y flotte un anonymat. Un chuchotement discret qui plane dans l'air rappelle les sections. Des murmures de titres qu'il faudrait découvrir. Des bibliothécaires qui paperassent.
Le principe est merveilleux. On peut lire. Lire à en crever; gratuitement.